17ème congrès international de l'ARIC17-21 juin 2019, Genève

AXE 5

« Race », racialisation, stigmatisation et racisme: enjeux de définition, de recherches et d’intervention
PANEL-SYMPOSIUM N°5.19 Les nouveaux racismes et leurs déclinaisons internationales : éléments déclencheurs, médiatisations, impacts sociaux et stratégies de lutte

[Extrait]
Si la race n’existe pas, le racisme existe et il faut donc s’en préoccuper, si on veut développer des sociétés plus interculturelles et plus inclusives. De nombreux travaux démontrent une remontée de courants racistes, xénophobes, islamophobes, antisémites, homophobes ou anti-immigrant∙e∙s dans divers pays et sociétés en ce début de 21e siècle. Si les groupes visés se transforment et se multiplient avec le temps, les processus de racialisation, de diffusion sociale et de stigmatisation continuent à se développer dans une même logique qui finalement appelle à la haine, à l’ostracisme, au repli identitaire, au rejet de l’altérité, à l’exclusion et à l’intolérance. Le panel-symposium vise à identifier et analyser certains éléments déclencheurs de montée et diffusion de néo-racisme, comme par exemple au Québec ce qui a été appelé la crise des accommodements raisonnables, en France et au Québec, des lois ou des projets de lois visant l’interdiction des signes religieux, ou encore tout dernièrement au Québec aussi, la crise autour d’un spectacle sur l’esclavage joué et monté par des personnes blanches, fortement décrié par une partie de la population noire.

Le panel-symposium vise à réunir des communications tant sur les nouveaux racismes que sur les pratiques qui visent à les éradiquer, et ce, dans divers pays et sociétés, du Nord au Sud, du continent américain à l’Europe.

Sous la coordination de Michèle Vatz Laaroussi, professeure associée, Université de Sherbrooke (Canada) (et al.).


PANEL-SYMPOSIUM N°5.20 Travail social et racisme : quels paradoxes ?

[Extrait]
Le racisme est une forme de discrimination spécifique liée à la racialisation en tant que processus social d’altérisation et de hiérarchisation basé sur des lectures des corps ou de certaines de leurs parties (couleur de peau, couleur et texture des cheveux…). Ces parties des corps sont investies de significations particulières, variables selon les contextes historiques, politiques et culturels, qui en font des marqueurs sociaux de différence. La différence socialement construite est ainsi naturalisée et essentialisée.

Par déontologie et conviction, les travailleurs et travailleuses sociales s’opposent généralement à toute forme de discrimination : le travail social se définit notamment par des principes moraux fondés sur la déclaration des droits humains et l’idée de justice sociale.

Ce panel-symposium invite à explorer l’un de ces paradoxes, en intégrant une définition du racisme significative pour le contexte présenté. Il fait la part belle à des postures réflexives sur le travail social et ses professionnel∙le∙s et privilégie des analyses fondées sur des données empiriques ou issues de l’expérience professionnelle.

Sous la coordination de Anne Lavanchy, professeure HES, HETS – Genève (et al.).


Contacts des coordinatrices et coordinateurs pour information,
réception de l’appel complet
et soumission :

5.19

5.20

Contact
Haute école de travail social
HES-SO Genève
28, rue Prévost-Martin
1211 Genève

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